L’Emploi est mort, vive le Travail! — L’emploi à tout prix ?

Organisé par : Aurélien Casta, Mathieu Grégoire, Yann Le Lann, Maud Simonet
Dans le discours politique, l’emploi est devenu un impératif catégorique. Si les moyens pour parvenir au plein-emploi peuvent diverger, l’objectif de plein-emploi, lui, fait figure de bien commun dépassant tous les clivages politiques et sociaux. Pourtant, la France n’a jamais été aussi loin du plein-emploi de tous et de chacun. D’un côté, le plein-emploi apparaît comme un objectif inconditionnel auquel on déclare s’attacher « à tout prix ». De l’autre, la promesse d’un emploi à part entière – stable et à plein-temps – pour les 6 millions de chômeurs apparaît comme un horizon inatteignable. On peut dès lors s’interroger sur le prix de l’emploi « à tout prix ». Comment historiquement le plein-emploi est devenu l’impératif qu’il est aujourd’hui. Quel est le prix de cet objectif d’emploi ? Quels en sont les effets sur la condition de salarié en terme de qualité de l’emploi et de protection sociale ? Quels en sont les effets en termes économiques ? En matière de finances publiques ? Peut-on par ailleurs parler d’une industrie de l’emploi avec l’émergence de secteurs entiers voués à « vendre » de l’emploi ? Enfin, des alternatives au plein-emploi émergent-elles du débat public avec les revendications de réduction du temps de travail, de flexi-sécurité ou de déconnexion plus ou moins radicale du salaire, du travail et de l’emploi ?

7 mars 2016

L’emploi est mort, vive le travail ?

Bernard Friot (Université Paris Ouest Nanterre, IDHES)

Bernard Stiegler, (Ars Industrialis)

Discutant : Mathieu Grégoire (Université Paris Ouest Nanterre, IDHES)